Moine ventrus pour aseptiser nos vies

Dimanche. Les contractions de Jenny, jeudi dernier, n’était que la préparation du volcan. Le soir, tout s’est calmé, par petites séquences sans conséquences. La maman se repose et se prépare pour l’effort du grand œuvre. Charlot fait des pirouettes aussi souvent qu’il peut et s’applaudit avec un grand sourire chaque fois. Les petits savent apprécier les petites choses, si simple. Je me demande quand ça se perd. Réflexion. Ma vie familiale est au couleur de cette journée, lumineuse et colorer.

Il fait très beau. Il n’y a plus de feuille dans les arbres. Sauf les peupliers qui aiment les faire valser au vent pour chatouiller leurs cousins germains, voisin de quelques pieds. On les voit qui ricanent un petit peu sans arrêt. Aujourd’hui, Thomas et Marc Antoine, nez humide et doigt gelé, terminent de planter l’ail. La brise leur crache des jurons pointus qui giflent les joues. Ils persévèrent… et apprennent les jurons. L’an prochain, 9000 moines blancs : religieusement ventrus mais sévère et discipliné pourrons aseptiser nos corps et nous refaire une santé. 750 livres de mauvaise haleine qui éloigne même les démons. Je me demande si ça aura un impact sur le protocole de Kyoto ?

D’ici quelques jours, le cœur des fleurs soleil nous redonnerons quelques rayons de cet été où ils furent rares. Des sacs de verdure filiforme couronnée d’une coiffure fantaisiste vous seront acheminés pour agrémenter vos repas. Comme les verdures se font plus rares à ce temps-ci, les pousses de tournesol en sont un bon complément. Aussi, vers la fin de la semaine : queue en tire-bouchon, oreille droite et lourd de vivre, certain porcs accompliront leur destin. Il m’en reste en surplus si certain veulent tenter l’expérience. Les plus petits seront gardés un autre mois.

Pour l’an prochain, la décision fût prise de doubler la surface de légumes en production. Comme je serais ici à temps plein, il sera plus facile de mettre les surplus en marché de façon à ne pas cultiver les pertes. Six employés supplémentaires seront recrutés et je me questionne vraiment au sujet de travailleur étranger. Sud-américain pour être plus précis. J’y pense. Le chant des outardes me tire les yeux vers dehors. Une berceuse cahoteuse qui me ramène au présent. Ces dames blanches, qui donnent à certain l’idée farfelue de partir dans le sud, me rappelle que bientôt il fera froid. J’ai encore quelque truc à faire. Bonne semaine

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